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Hamlet Machine

DESCRIPTION DU PROJET

d’Heiner Muller

SCENOGRAPHIE VIDEO

2022 – ENSATT

La scène d’Hamlet Machine est minimaliste puisque la densité du texte remplit le plateau de ses images de chairs et de révolte contre un monde politique décevant. L’existant des mises précédentes tout autour servira au chao et à la déconstruction. Le public est invité à entrer dans le moteur de la machine Hamlet en mouvements intimes. Nous sommes en direct-live d’un tournage cinéma, prétexte où l’on assiste en temps réel à la désillusion. La vidéo viendra habiller le tombeau d’une utopie échouée et lui mettra sa seule lumière. Vidéo-décor, vidéo-matière, vidéo-lumière et vidéo-live : les changements techniques sont à vue, effectués par des spectres-régisseur absents de toute folie, de toute hantise. Les deux soli sont munis d’une caméra embarquée, leur image sera visible sur le monitoring de la régie. Chaque pièce de l’intérieur de la machine psychologique seront éclairées par l’image projetée en cache, en écran, en cadre sur trois châssis. 
Jeu d’ombres portées et traversées de l’acteur, d’écran à écran, d’écran au plateau créeront le rythme. Effets de passages, d’apparitions, de disparitions entre les murs d’un théâtre en ruine où la figure d’Hamlet est en proie aux visions réelles de celles de l’acteur. On entend l’air qui passe sous les portes, on entend le cri silencieux d’Heiner Muller.

AVANT-PROJET

REPETITIONS-TOURNAGE

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VIDEOS
1-En ouverture et mise installation à vue du décor 1’17
2-« (…) Entre Horatio. Complice de mes pensées qui sont pleines de sang depuis que l’aube est voilée par le ciel vide. (…) » 1’24
3-« (…) Je ne suis pas Hamlet. Je ne joue plus de rôle. Mes mots n’ont plus rien à me dire. Mes pensées aspirent le sang des images. Mon drame n’a plus lieu. Derrière moi plantent le décor des gens que mon drame n’intéresse pas pour des gens qu’il ne concerne pas. Moi non plus il ne m’intéresse plus. Je ne joue plus. (…) » 1’13
4-« (…) Mon drame, s’il avait encore lieu, aurait lieu dans le temps du soulèvement. (…) » 6’19
5-« (…) Mon drame n’a pas eu lieu. Le manuscrit s’est perdu. Les comédiens ont accroché leurs visages au clou dans le vestiaire. Dans son trou le souffleur pourrit. Les cadavres de pestiférés empaillés dans la salle ne remuent pas des mains. Je rentre à la maison et tue le temps ne faisaient qu’un / Avec mon moi non divisé. (…) » 5’15
6-Final. « (…) Je déchire par effraction ma viande scellée. Je veux habiter dans mes veines, dans la moelle de mes os, dans le labyrinthe de mon crâne. Je me retire de mes entrailles. Je prends place dans ma merde, mon sang. Quelque part des corps sont brisés pour que je puisse habiter dans ma merde. Quelque part des corps sont ouverts pour que je puisse être seul avec mon sang. Mes pensées sont des plaies dans mon cerveau. Mon cerveau est une cicatrice. Je veux être une machine. Bras pour saisir jambes pour marcher aucune douleur aucune pensée. » (…) 0’35
PLAN D’IMPLANTATION